Ce matin je quitte le camping direction le château de Kilchurn. Une magnifique ruine, ancienne forteresse du clan Campbell, bâtie sur une presqu’île avec vue sur le loch Awe. Nous traversons des landes et marchons jusqu’au château pour en faire le tour. Les pierres du château risquant de tomber, la visite intérieure des ruines est rendue impossible.
Puis nous poursuivons en direction de Fort William, 80 km qui se font facilement, la route étant bien praticable. Arrêt pour quelques courses de ravitaillement, mon tiroir à provisions s’est en effet considérablement vidé et j’éprouve un fort désir de légumes crus et de fruits.
Puis direction Glen Nevis pour notre prochain campement. Après un arrêt déjeuner sur une pelouse au pied du Ben Nevis, la plus haute montagne dĖcosse, nous nous sommes installées pour un long repos dans le camping de même nom, surplombé par les montagnes environnantes. Temps clément malgré quelques nuages blancs.






Ce soir je n’aperçois que peu de midges. Hier c’était infernal. Imaginez des milliers de petits moucherons qui vous tournent autour pour chercher à vous piquer la peau. Je devais fermer immédiatement chaque porte du Berlingo que je venais d’ouvrir. Une tentative de fuite dérisoire devant l’ennemi. En effet quand je me suis enfermée définitivement dans ma maison roulante pour y passer la nuit, des centaines de ces minuscules bestioles avaient eu le temps de se faufiler à l’intérieur et volaient frénétiquement autour des vitres. Les ouvrir pour les faire sortir en aurait laisser entrer deux fois plus. Elles sont si petites qu’avec un chiffon on en tue des dizaines d’un seul coup. Heureusement ! Mais mon oreiller portait ce matin la trace d’un midge qui avait du me piquer pendant la nuit. Ce matin pour plier bagages, idem. Il fallait secouer énergétiquement chaque objet avant de le ranger dans la voiture à défaut j’embarquais avec moi ces horribles volants. Par chance il n’y a pas longtemps que je connais cette attaque en règle qui est mentionnée dans tous les guides. Les inquiétudes d’Eva sont fondées : il y a midges en abondance en été. Par chance, au pied du Ben Nevis, il semble qu’elles soient moins nombreuses.
La soirée sera calme, j’éprouve le besoin d’un peu de repos avant d’entamer la redescente de l’Ecosse jusqu’à l’Angleterre. Quel magnifique voyage j’ai fait. Quand les images des lieux que j’ai traversés me reviennent je ressens la même vive émotion mêlée à la nostalgie de m’en être déjà éloignée. L’Ecosse agit par enchantement, la beauté sauvage de ses paysages ensorcelle. Je ne saurais pas dire quel lieu est le plus beau, mérite vraiment le détour. Il n’y aura pas de palmarès. C’est une ambiance, un ensemble, une atmosphère. L’air qu’on y respire est vif, les jeux de lumière sont splendides, les fleurs sont toniques. Il n’y a que les arbres qui détonnent un peu avec ses grands espaces de mélèzes à terre ou virant au brun noir aphfixiés par la maladie de Ramorum.
Demain nous irons marcher un peu sans trop faire de voiture. Il y a assez de kilomètres à parcourir les quatre jours suivants. Car à Fort William et au Ben Nevis je suis encore dans les Highlands, partie nord de l’Ecosse bien au-dessus de Glasgow qu’il va me falloir rejoindre. Une petite carte ne nuit pas. Les marques jaunes sont toutes les étapes qui ont générées des photos. La ligne bleue c’est la trace de mon déplacement.Le point bleu c’est Ben Venis, où je suis actuellement. Ma dernière étape en Ecosse sera Dumfries. Je devrais y être dimanche soir. Ensuite c’est la redescente de l’Angleterre. Comme vous le voyez, je suis bien au-dessus d’Edimbourg, le quatrième point en partant du bas à droite. Il me semble, à voir la multitude de points jaunes, au nord et à l’ouest que c’est bien cette partie de l’Ecosse qui a valu mon plus grand intérêt.


Ma chère Monique,
Tes photos sont toujours très réussies.
Mes deux préférées : la 3ème et la dernière.
Bonne soirée à toi et douce nuit.
Mi
Bonsoir Michelle. Ah la dernière ! Coucher de soleil sur le Ben Nevis : superbe