Gössl


Autriche / samedi, juin 21st, 2025

Je n’avais pas encore connu le pire des campings ! Décidément l’Autriche ne me laissera pas, pour ce second voyage, le souvenir impérissable du premier. Peut-être ne faut-il jamais revenir sur un lieu déjà visité ? On s’attend à revivre les impressions mémorisées, mais les années ont manœuvré sur les paysages et déformé ce qui était pure beauté. Je croise pourtant sur ma route de très beaux points de vue.


Quant aux autrichiens ils semblent distants, bourrus, contrariés. Quand ils sont ensemble ils parlent fort et je n’apprécie pas cette langue allemande gutturale que j’ai pourtant pratiquée au lycée, uniquement parce que les germanistes étaient aussi latinistes et qu’ils étaient dans les classes dites de « bon niveau ». Stupidité quand tu nous tiens. Il y a beaucoup plus d’humains à parler espagnol !
La beauté je l’ai pourtant trouvée tout au long de ma route… mes précédents voyages m’ont rendue exigeante.


Revenons à ma pire expérience de camping. Je m’étais donc installée, avec les conseils d’une gérante charmante, sur un emplacement avec vue saisissante, en pleine montagne, calme, avec même un peu d’ombre. Quand, après avoir rangé, nettoyé, secouées et replacées les couvertures, organisé mon emplacement en rêvant d’y rester deux nuits, j’ai éprouvé le besoin de me rendre aux sanitaires. Lison m’accompagnait gentiment – n’y a-t-il pas chienne plus sympha que ce petit bichon ? – quand nous avons croisé le patron. Il a commencé par questionner en allemand et j’ai vite compris que les chiens étaient interdits dans son camping. Je devais décamper. J’explique qu’on m’a placé et que je suis installée. Rien à faire, pas de chien dans son camping. Il appelle la charmante personne qui m’avait, quelques heures auparavant accueillie, elle me confirme que je ne peux pas rester. Alors là, vraiment c’est le pire moment de ma vie de voyageuse. On ne m’avait jamais obligée à partir dans de telles conditions. Ni en Italie, ni en Norvège, ni en Écosse nulle part !!! La haine du chien et la mauvaise gueule du patron.
La gérante m’indique un autre camp à 15 minutes d’où j’écris cet article. Vue : nulle, entassement : comme des sardines, ombre que dalle.
Je suis fatiguée de l’Autriche : prix exorbitants, petits emplacements, campings « full », beaucoup de villages à traverser pour quelques très belles routes payantes …

Je n’irai pas plus à l’Est sur ce périple. Je savais ce qui m’attendait mais le vivre est une autre histoire. Sans compter cette chaleur écrasante qui, sans ombre, devient vite insupportable.

Heureusement, je vis également des moments de détentes incroyables dans des lieux superbes. Ma pause déjeuner par exemple, c’était du beau spectacle.


Je n’ai rencontré aucun français, aperçu quelques très rares voitures portant immatriculation française. Des autrichiens, des allemands, quelques rares hollandais, c’est un signe car on les croise partout ailleurs. J’ai compris ! L’Autriche n’ai pas un pays recherché par les road-tripers. Et bien moi je vais faire demi-tour et rentrer tranquillement en France. Je m’offre encore quelques jours sous le soleil autrichien et retour.
Je suis dans la région des lacs salzbourgeois. Ça va se voir sur les prochaines photos.
Allez bonne fête de la Saint Jean à tous et vive l’été caniculaire.





2 réponses à « Gössl »

  1. J’ai eu envie de me baigner, c’est vrai, surtout avant-hier qu’il faisait si chaud. Mais l’eau de ces lacs est approvisionnée par des torrents qui descendent directement des glaciers. La douceur du Chassezac au mois de mai c’est la Méditerranée à côté des eaux d’ici. Il y a quelques baigneurs mais ils sont rares et probablement des habitués comme l’étaient ces norvégiens qui sortaient nus du hamman pour se jeter 10 mètres plus loin dans une eau glaciale. Ah j’en ai vu des choses !!! Et même un baigneur nu hier dans un lac. Toutes blanches ses fesses. La face avant je me suis faite discrète, d’ailleurs quand il a remarqué ma présence il m’a montré son derrière. C’était très joli cet homme nu comme un poisson dans une eau claire comme celle du robinet.

  2. Oui, quand tu dis que tu es devenue exigeante, et qu’on voit la beauté des eaux du lac dans la photo juste en-dessous, on se dit que tu vois quand même des sacrés trucs !!
    Est-ce que tu te baignes dans les lacs : les eaux ont l’air si pures. Ca fait vraiment envie.

    Après, je compatis au sentiment de bourru/rustre : mais surtout, l’attitude du dirigeant du camping est vraiment désagréable. Attention, tu vas revenir dans une France caniculaire. Si tu peux prendre ton temps par les altitudes suisses, je pense que tu ne seras pas malheureuse. Je ne sais pas quand ça va se terminer en France, mais c’est vraiment dur. Ca ne redescend pas la nuit, c’est surtout ça la pénibilité…

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