Je n’y suis pas encore mais cela ne saurait tarder. Trois heures quinze de traversée pour atteindre ces montagnes que l’on aperçoit dans la brume à l’horizon. Venir jusqu’à Bodo n’a pas été chose facile. La Dernière fois j’étais installée dans le soleil couchant de la Mer du Nord. La journée m’avait réservé de surprenants paysages, le long des côtes, d’îles en presqu’îles avec de belles, mais coûteuses traversées en ferry. Le lendemain matin, hier donc, le ciel s’était habillé de ce voile gris que je connais bien. Il allait pleuvoir c’était certain. Mais la nature m’a offert une rencontre inoubliable qui m’a fait oublier quelques minutes le vilain temps : un couple d’élans traversait la route tranquillement. Je les ai laissés faire, saisissant mon appareil photo alors qu’ils s’éloignaient. Le mâle portait de grands bois plats et était d’une musculature très impressionnante.

J’ai décidé de rejoindre, par un tunnel de douze kilomètres, la route nationale centrale. Objectif : arriver rapidement à Bodo, dont on embarque pour les Lofoten. Rapidement est un euphémisme car il m’a fallu plus de neuf heures de voiture pour faire 450 kilomètres. Deux ou trois heures seulement après m’être éloignée de la côte, la pluie s’est à nouveau accrochée au Berlingo. Je crains que cette année la Norvége ne souffre, par effet contraire, de tout le froid et de toute la pluie qui ne tombent par sur l’Europe du sud.



Symbole de l’arc polaire 
Vous voyez comme je suis couverte ? 7 degrés avec un vent glacial ! Ça vous fait rêver ?
Lors de la préparation de mon voyage, je m’étais fixé de venir jusqu’au cercle polaire, laissant la visite aux Lofoten dans le choix du dernier moment, fonction de ma lassitude, de mes dépenses, de mon désir. Sans compter que je garde un très mauvais souvenir de ma traversée Hirtshals, Christiansand. Or cette traversée-ci dure plus longtemps … Je ressentais une appréhension justifiée par mon expérience précédente. Dans l’immédiat ça va, le bateau tangue beaucoup moins. J’ai décidé de laisser Lison dans le Berlingo, espérant qu’elle finisse par s’endormir pour ne pas trop souffrir de ce temps de solitude imposée. Un membre d’équipage m’a assurée que je pourrai descendre dans la cale aux voitures pendant le trajet ce qui me permettra de lui faire une petite visite. Et oui, j’ai embarqué !

Quel voyage mes amis ! Je n’irai pas au-delà. Je veux dire que je n’irai pas au Cap Nord. Car il va falloir revenir … l’idée de toute cette distance qui me sépare de vous me fait parfois l’impression d’un vide gigantesque dans lequel je vais devoir plonger. Deux choix s’offriront à moi : rejoindre la Suède pour bénéficier d’une route facile mais monotone ; engager une descente par le centre-est de la Norvège, plus long, plus difficile mais beaucoup plus pittoresque. La suite nous le dira même si j’ai déjà ma petite idée. Le bateau tangue tranquillement aux milieu des îles rocheuses, le ciel se dégage un peu, je croise les doigts ! A propos j’ai lu que la Norvège comptait 14000 îles.
BRAVO Mo’ ! tu es la meilleure !!!
Quel courage d’avaler tous ces kilomètres mais quel plaisir pour nous. Comme dit Lolo c’est comme plus belle la vie 🙂
Prends soin de toi.
Gros bisous
Ah ben non tu n’es pas accro toi aussi à Plus belle la vie !
Oui, oui je prends soin de moi : pyjama de coton, haut à manche longue, paire de chaussettes, drap de soie, gros duvet de coton, couverture polaire rose fushia pliée en deux, couverture polaire rose claire double épaisseur, édredon plié en deux sur les pieds. Bandeau de soie noir pour occulter la lumière du jour à minuit. Et quand il pleut Quies pour effacer le claquement des gouttes sur la tôle du Berlingo.
Bon ben je peux le dire, Je prends bien soin de mes nuits je dors comme un bébé bien emmailloté.
Ça vous fait rêver hein !
Encore 31 degrés à cette heure Monique sur notre terrasse. Il est 23h33. Heureusement que l’année est finie. Tu n’es pas trop perturbée par ces changements de température côté norvégien ?
Aujourd’hui nous avons un peu souffert sur Nantes. Les petits ont finit dans la baignoire. Nous nous sommes délecté d’une autre façon. Avec un bon Magnum double caramel au dessert. Ton retour se profile alors. Suédois ou norvégien ? Tu gardes le suspens pour garder notre appétit. C’est un vrai plaisir les aventures de Momo et de lisons. C’est comme plus belle la vie, ça se regarde chaque jour et avec toujours le même plaisir. Attention à ta gorge. 7 degrés c’est peu 🙂 bises
Sans blague vous êtes accro à Plus belle la vie ! J’y crois pas.
C’est vrai qu’entre les 7 degrés d’ici et les 37 de Nantes je vais devoir me réhabituer.
Mais il va me falloir du temps pour rentrer … peut-être que la température sera plus supportable. Et l été ne fait que commencer.
Moi ce qui m’inquiète c’est qu’avec cette chaleur les cyanobactéries risquent de revenir dans la Sèvre et avec elles les mauvaises odeurs.
Tu m’avais demandé si l’air était pur. Alors OUI aux Lofoten incontestablement l’air est très pur et sent bon les fleurs et l’herbe fraiche et l’eau que l’on boit est également très bonne. C’est très vivifiant
Néanmoins je compatis avec les voyageurs à pieds ou à vélo, ils sont nombreux, qui sont emmitouflés comme en hiver sans pouvoir se protéger de la pluie.
Magnum double caramel, me fait geler …soupe bien chaude ici.