Déjeunant ce midi au phare de Cabo Penas, dans un décor idyllique, j’évaluais ma chance et ma joie. Chance d’être en assez bonne santé pour pouvoir voyager et marcher hardiment, joie de profiter de ce temps incroyable que représente ce qu’on appelle la « retraite » pour faire ce que j’aime : découvrir de nouvelles contrées. La mienne d’aventure se poursuit, pas comme ces bateaux, immobilisés sur l’herbe, dans toute leur superbe, hormis qu’ils ne vogueront plus et finiront leur vie à décorer les routes, les sentiers, arrêter les touristes qui veulent immortaliser la vie terreste de ces anciens grands navigateurs.



Ce soir alors que le temps a tourné, m’obligeant une fois encore à m’enfermer dans le Berlingo, j’ai failli ne pas rédiger le compte-rendu de ma journée. Un ami, m’a prêté pour mon voyage un roman de Olivier Norex, « Entre deux mondes », que je lis avec avidité. C’est le deuxième roman de cet auteur que je me fais prêter. Facile à lire, proche de la réalité, parfaitement construit pour nous donner envie de lire le chapître suivant, difficile d’en sortir pour une autre activité. Patrice, si tu me lis, sache que je me fais vraiment plaisir en lisant ce roman, bien que le sujet – les migrants et leur vie dramatique dans la jungle de Calais – soit un sujet grave.


Alors, que s’est-il passé aujourd’hui ? De superbes point de vue qui font de belles photos !
En matinée, j’ai visité Crudillero, très joli port aux maisons colorées et surtout très accidenté. Peu de ruelles, mais d’innombrables marches pour passer d’un niveau à l’autre. Une autre manière d’envisager son quotidien. Pas besoin de décider de marcher trente minutes par jour, descendre au port pour quelques courses suffit à entretenir son coeur.



Puis je me suis avancée un peu plus à l’ouest des Asturies en longeant la côte, vers le phare de Cabo Penas. Magnifique marche à pied de près de 5 km aller-retour, le long de la côte mais très au-dessus du niveau de la plage, sous un ciel bien ensoleillé. J’en ai profité pour dresser ma table face à la mer, le parasol me protégeant des rayons solaires qui brûlaient à ce moment de la journée.



Enfin, visite de Luarca sous un ciel qui commençait à s’obscurcir. Là aussi village de pêcheurs très pentu aux maisons joliments organisées en arc de cercle autour du port. Puis j’ai quitté la côte pour pénétrer un peu dans les terres et découvrir, demain, si le temps est favorable, les montagnes asturiennes, moins impressionnantes certainement que les pics d’Europe. On verra ….
