Béatrice, Pierre, je ne sais pas si vous me lisez mais alors ce soir j’ai remercié Pierre pour son conseil avisé que, depuis qu’il me l’a prodigué, je suis à la lettre. C’était en Italie et le problème récurrent de mes affaires qui prenaient l’eau sous la douche. Je viens de retrouver l’article, très drôle d’ailleurs et le conseil de Pierre relayé par Béa, c’est ici : https://www.altareha.fr/une-minute-pour-rire/. Bon pour le style, j’ai remplacé le sac poubelle par un sac disons plus coquet aux couleurs et à l’enseigne de mon assurance dont je tairai le nom.
Et bien ce soir … la douche espagnole était minable, autant que celles d’Italie. Un seul espace où l’on reçoit l’eau sur la tête et sur tout ce qu’on emporte avec soi, sauf si par précaution on a un grand sac en plastique qui peut protéger de l’arrosage à gros jet qui nous tombe dessus. Heureusement que mes affaires, habits, serviette et tout le nécessaire de toilette je les transporte maintenant, grâce à Pierre, dans un beau, grand sac en plastique. Raison de plus pour poursuivre vos commentaires et en profiter pour m’instruire.
Alors quoi elles ne sont plus aussi cleans les douches des campings espagnols ? C’est que, depuis Ribadeo, j’ai changé de région et dans l’immédiat la Galice ne m’apparait pas du tout comme je me l’imaginais. Les villes n’ont aucun intérêt, c’était déjà le cas en Asturies, on dirait que toutes les maisons et immeubles ont été construits au milieu du vingtième siècle : ce sont de gros cubes sans cachet ni balcon aux fenêtres, certains plus hauts que les autres mais souvent alignés, collés, serrés, bref des barres qui servent d’habitation. Beaucoup de maison sont délabrées, toit effondré, mur brisés, végétation qui prend le dessus, même celui du toit parfois. De temps à autres, les façades sont peintes souvent dans des couleurs très tristes : jaunes kaki, vert de gris, bleu délavé, parfois quand-même, le long des côtes, on aperçoit de belles demeures aux couleurs plus enjouées.

Et puis il y a les fils et les poteaux électriques omni présents, les innombrables panneaux de signalisation parfois incohérents, les feux clignotants oranges qui annoncent le feu qui passe au rouge dès que l’on arrive dans un village pour repasser aussitôt à l’orange vous obligeant, c’est sûr à ralentir. Un panneau indique qu’il est autorisé de rouler à 90 km/h et 100 mètres plus loin on vous prévient qu’il faut rouler à 70, puis 50 … Rien n’est indiqué correctement ou dans un sens de circulation seulement. Je suis obligée de faire deux fois le tour d’un rond-point pour comprendre quelle direction prendre. Je me perds régulièrement et sans Google Maps je serais bien en peine de savoir où trouver un camping ouvert.
Dans l’immédiat rien à voir avec l’Italie, sauf la douche ce soir. Pourvu que la suite soit de meilleure acabit. J’imaginais la Galice plus sauvage, des maisons en granit, comme en Bretagne, un certain cachet des villages. Du granit on en trouve dans des lieux très inattendus, à la manière des chevaliers de la table ronde.

Je suis obligée de me creuser les méninges pour tenter de vous faire de belles photos qui vous donnent envie de revenir me lire. Il y a la mer, c’est déjà ça, c’est déjà ça comme chanterait Alain Souchon. De beaux sentiers sur des falaises très au-dessus du niveau de la mer permettent de profiter du paysage qui tout en étant le même est pourtant chaque fois différent. Et si, par chance, le soleil a donné rendez-vous au ciel azur, leur rencontre au-dessus de moi, me permet de bien jolies photos.



Mais le ciel est ici très changeant, comme en Irlande, il pleut et il fait beau. Le ciel est bleu au nord et gris au sud. Quelques heures plus tard tout s’est modifié, les nuages ont totalement disparu, et le soir venu voilà que les nuages lancent leur grands doigts de pluie au-dessus des villes, tandis qu’un arc-en-ciel joue avec les graminés par-dessus l’Atlantique. Croyez-moi sur parole les deux photos suivantes ont été réalisées au même moment !


Bonsoir Monique,
Oh là là, 1er message pour ma part, tandis que tu es partie il y a déjà fort longtemps j’ai l’impression…
Pat et moi sommes en train de regarder tes photos et tes derniers écrits.
Bon, tu nous sais très mauvais campeurs, voire pas campeurs du tout, alors nous nous abstiendrons en termes de conseils, que ce soit pour la douche ou encore pour tout autre sujet 🙂
Tes photos sont toujours aussi jolies, bien prise, elles donnent envie, alors qu’en te lisant nous avons l’impression que le paysage n’est pas à la hauteur de tes espoirs/attentes ?
Je pense à toi ma chère Monique et je t’embrasse bien amicalement.
Mi
Mais non Mi, cela ne fait que deux semaines que je suis partie. Il en reste trois …Ca me fait plaisir de savoir que vous me lisez même si tu n’as pas de bons tuyaux à me refiler pour le camping :-).
De mon côté j’ai fini de lire le livre « D’un monde à l’autre » Patrice. J’étais devenue accro. Cet après-midi pendant la tournée de lingé et en fin de soirée jai réussi à le finir.
Merci pour les compliments pour les photos. Ah, ici j’ai du fil à retordre pour faire un cadrage digne de ce nom ! C’est pas comme en Norvège. Mais il y a de jolies choses à voir et beaucoup de villes sans charme.
Moi aussi je pense à vous qui bossez tous pendant que je profite du temps de ma vie à mon rythme. Un jour ce sera votre tour. L’essentiel est que chacun puisse faire de ce temps du fin de la vie, ce qu’il a vraiment envie de vivre pour partir en disant : chouette j’ai bien vécu. Allez mes amis, courage et bossez bien pendant que je voyage avidement et je parle pas que de mes gourmandises aux fruits confits et aux amandes …Gros bisous.
J’ai rattrapé mon retard de visite de ton super site car c’était une semaine bien remplie avec les examens 😉 souvenirs, souvenirs Mo’ ?
Toujours un plaisir de te lire et de déguster sans retenue tes magnifiques photos 🙂
Ah oui je me souviens que l’on avait bien ri à lire tes déboires sous les douches taliennes !
Huggy-les-bons-tuyaux a trouvé un successeur en Pierrot-les-bons-tuyaux 😂
Continue de nous faire rêver petite Mo’
Ben voui, je me doute bien que vous êtes en pleine période d’examen. Et je me souviens du stress ressenti à préparer les épreuves, les sujets, les questionnements, à tenter de comprendre ce qu’ils avaient fait ou pas et comment on allait pouvoir les interroger. Sans compter toute l’organisation en amont pour que ça se passe dans les clous. On ne dira jamais assez le travail accompli par les enseignants, avec engagement et conscience, très mal reconnu et fort mal payé. Courage à vous mes chers collègues. Ca fait un bien fou de ne plus avoir cette responsabilité sur les épaules.
Merci pour tes compliements Béa et j’espère encore vous faire rigoler.Tiens, j’entends ton rire d’ici, incroyable je ne l’ai pas oublié. Bises Béa à toi, à Pierre et à tous les collègues.
Merci pour ton soutien, ça fait chaud au coeur
Mais à propos tu dois t’approcher toi aussi de ce temps génial dont je profite … Ah ! plus de cas à préparer, plus de copies à corriger même si les étudiants eux, ils manquent un peu et les collègues je te dis pas !