Il y a des jours où il n’y a pas grand chose à raconter. Des jours de fatigue, de grisaille, de kilomètres à rouler sans pouvoir capturer la photo qui laissera un souvenir à réactiver pour les soirs d’oubli.
Il y a des jours où je m’arrête trop tôt et lassitude faisant, je m’installe dans le premier camping venu et ne trouve aucune énergie, le Berlingo installé, pour repartir marcher le long du rivage ou sur un sentier de montagne.
Il faut alors laisser le temps passer, en profiter pour un brin de rangement, pour laver un peu de linge, pour déplier la carte regarder ce qui a déjà été visité et prévoir le nombre de jours restants pour les découvertes à venir.
Cette nuit il y a eu un peu de pluie et quelques bruits d’orage au loin. Le temps est soudainement devenu humide et chaud. Cette lourdeur fatigue. Je suis assise face à un champ de graminées qui tremblent sous la brise. À l’identique je me laisse bercer par le temps qui passe.
Sur la route d’Ulapool un nombre considérable de rhododendrons roses embellissaient les bas cotés. Ils sont très fleuris en ce moment. Il parait que ce sont eux qui ont apporté la maladie aux forêts de mélèzes. Un champignon qui ravage des forêts entières. C’est aussi ça l’Écosse, un paysage de désolation avec des arbres morts sur pied ou abattus, ne restant plus que les bois desséchés tapissant le sol et les troncs coupés courts par une main humaine. Je n’avais pas vu cela en Norvège.




Incontestablement, la côte Ouest que je descends depuis Durness est remarquable et aussi la plus touristique : enchaînement de lochs d’eau douce et d’eau de mer entre montagnes et rochers découpés. La découvrir du nord vers le sud permet de belles perspectives. Le guide du Routard décrit d’ailleurs le voyage dans ce sens. Excellent choix 👍
Ce soir, la propriétaire du terrain aux 10 emplacements de camping où je suis installée est venue s’assurer que tout allait bien. Je lui demande si elle habitait ici. Elle me répond par l’affirmatif. L’interrogeant sur les conditions de vie en hiver elle m’explique qu’il y a de la neige et surtout du verglas. La route qui mène à Ulapool et qui fait 12 km est donc impraticable. Et pour les courses ai-je interrogé ? On va se ravitailler à Inverness. Il faut 1h15 pour s’y rendre.
En tant que touriste on ne voit que la beauté grandiose du paysage mais nul ne connaît vraiment l’Écosse que celui et celle qui y vit.
C’est le moment de revenir sur l’alimentation. En Norvège m’inquiétant de comprendre pourquoi dans les magasins on trouvait si peu de variétés alimentaires, la femme qui m’accueillait dans son camping m’expliqua que les conditions de livraison et d’approvisionnement étaient très difficiles qu’on ne s’alimentait en conséquences qu’avec des produits nourrissants et faciles à conserver. Seules les grandes villes offrent une belle variété de produits. Ici, dans les SPAR des villages, on ne trouve que du pain de mie. Je n’ai trouvé qu’une seule fois un pain digne de ce nom. J’ai fini de le manger au dîner de ce soir. Demain, au petit-déjeuner, ce sera biscottes. J’en ai apportés cinq paquets ! Aventurière avisée et prévoyante je suis 😉.

désolé j’écris depuis mon lit avec mes gros doigts et sur mon téléphone. Je voulais écrire « un gros bisous ». surtout pas un bisou gris 😉 bonne nuit Monique.
Coucou Monique. Magnifiques tes photos. un voyage virtuel qui fait plaisir. on a hâte de suivre ton chemin l’année prochaine. Il faut te rebooster pour la suite. Le beau temps va revenir. Et puis nos biscottes sont excellentes en France. tu as bien fait d’être prévoyante. Comment va Lison ? Un gris bisous nantais où il fait chaud. trop à mon goût en cette période d’examen. Mais il paraît qu’il faut s’habituer, alors…
Cher Laurent, merci pour tes encouragements. Ils font partie de ce qui m’aide à me tenir à ma tablette pendant au moins 1 à 2 heures chaque jour. Car il faut écrire l’article mais aussi trier les photos et les télécharger…
Pour répondre à une de tes questions initiales, je dirais que l’ouest de l’Ecosse offre incontestablement de belles perspectives, entre montagnes, lochs d’eau douce et rivages marins.
Par contre il ne faut pas envisager le déplacement en miles ou en kilomètres (1 mile = 1,6 Km, les miles sont longs !) mais bien en temps. On ne fait guère plus de 30 à 40 Km/heure car les single roads obligent à s’arrêter tous les 500 mètres pour laisser passer les autres voitures. Quand on est derrière un camping-car c’est pire. Les villes offrent peu d’intérêt, sauf les villes historiques bien sûr. Elles sont plutôt situées en plaine.
Il y a peu de possibilités de ravitaillement. Il faut anticiper l’essence et la nourriture. Laquelle je confirme comme tu le supposais et comme je l’écrivais dans l’article Poolewe est vraiment décourageante (pour ne pas dire infâme).
De Tongue tout au nord à Durness, de Durness à Applecross la côte et l’intérieur des terres sont vraiment typiques et spectaculaires. Très peu habités. Les routes ne sont pas en très bon état ce qui explqiue que même sur les routes à deux voies on ne roule pas vite. De mon avis personnel, mais j’aime avant tout les grands espaces sauvages, l’Ecosse est vraiment une région d’Europe qui laisse des souvenirs impérissables.
Mais il y a encore l’île de Skye à venir … donc de belles choses à voir …Je te fais de gros bisous. Vous me manquez parfois, Et je rêve encore que je fais cours devant la classe, si, si …