Friisvegen


Norvège / vendredi, juillet 5th, 2019

Me voilà arrivée au terme du voyage. Dernier camping, dernière nuit, derniers paysages. Demain je quitte la Norvège pour entrer en Suède. J’ai terminé ce voyage par deux routes jaunes mais vertes sur les guides et surtout superbes. La première ce matin : une merveille ! Les hauts monts d’Aubrac à la norvégienne avec vue panoramique sur les chaines de montagnes que j’ai traversées. Une splendeur qu’aucune photo ne peut rendre. Un haut plateau traversé par la Friisvegen, nom de la route sauvage qui y serpente.

Un incident pourtant. Lison s’est faite sucer la peau par une myriade de puces volantes. C’est en voyant de grosses pustules rouges sur sa peau que je me suis aperçue du problème. J’ai mis plus d’un quart d’heures à les tuer une par une. Elle a fait une réaction normale selon les propos de la secrétaire du cabinet vétérinaire que j’ai du consulter à Lillehammer, ville sans intérêt particulier. Par chance Lison ne se gratte pas donc d’ici quelques jours les plaques rouges devraient disparaître.

Puis j’ai traversé pour passer sur un autre versant et là j’ai découvert une autre vallée toute couverte de fleurs. Des lupins, des marguerites, de la bruyère et mille variétés d’arbres, de graminées et de fleurs de toutes les couleurs. Une autre merveille de la nature norvégienne.

Ce n’est pas un jardin, c’est un fossé le long de la route

Sans doute mes dernières photos de Norvège. À proximité d’Oslo que je ne n’envisage pas visiter. J’ai le coeur un peu chagrin ce soir. La Norvège est un pays superbe pour qui aime la nature sauvage et brute. Si les villes et villages se ressemblent beaucoup, si l’eau et les montagnes sont omniprésentes donnant à voir souvent des roches brunes plongeant dans des fjords calment, si les cascades sont toutes très impressionnantes à ne plus nous impressionner de trop en voir, il se dégage pourtant de ce pays une atmosphère envoûtante, apaisante et angoissante tout à la fois donnant des paysages fabuleux que j’emporte avec moi comme autant de souvenirs poétiques. Je me sens enchantée de mon périple malgré la pluie et le froid. Je pouvais espérer une météo plus clémente. Il est certain que dans certains endroits comme aux Lofoten Je serai restée plus longtemps. C’est sans compter que la vie ici est un peu chère, essentiellement les campings. 32 € celui de ce soir, sans le branchement électrique. J’en ai connu de beaucoup mieux à bien moins cher.

Le périple continue car j’estime environ à 2500 kilomètres la distance qui me sépare du Pallet, peut-être davantage…

4 réponses à « Friisvegen »

    1. Bonjour Chantal,
      Merci pour ton compliment pourtant il me semble que mes photos ne sont qu’un faible reflet de la beauté de ce pays.
      À vélo, hélas non, pas pour moi. Hugo, qui est parti de Mende pour rejoindre le Cap Nord en vélo suivait une route spéciale. Mais quand même il y a de sacrées côtes à monter. Et puis il faut transporter le matériel. Ah si j’étais plus jeune … C’est pentu la Norvège comme dit la jeune femme de la vidéo ! Hugo avait quitté Mende le 1er mai, il doit être arrivé maintenant.

  1. Ce début de cairn, je suppose que tu y as laissé ta pierre avec un grand soupir nostalgique.
    Encore Bravo, chère soeur. Tu aurais mérité d’avoir plus de soleil.
    Je t’embrasse tendrement

    1. Oui, absolument, j’ai déposé un caillou pour l’ajouter au cairn existant, trace fragile de mon passage dans ce lieu époustouflant. J’ai fait une vidéo également et on entend siffler le vent dans le micro de l’appareil alors que j’avais réglé le son au minimum. Je peux sans difficulté réactualiser derrière mes yeux les images qui se sont imprimées dans ma mémoire.

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