Me voila en Rhénanie, république d’Allemagne, à proximité de la ville de Ibbenbüren. Un peu plus de 450 km parcourus ce mardi.
J’ai quitté Lille à 11 heures après avoir fait quelques courses complémentaires, direction la Belgique : Gand, ou plutôt Gent pour les Wallons, puis Anvers ou Andwerten. La Belgique traversée du sud au nord, je suis entrée au Pays-Bas que j’ai également traversés du sud au nord. Enfin après 400 km de route, je suis entrée en Allemagne du nord.
Il faut imaginer cette auroroute A1 qui parcourt tout la distance entre le sud de la Belgique et le nord de l’Allemagne : trois voies, parfois quatre, un traffic intense digne d’un départ de vacances sur l’autoroute A6. Un chapelet incessant de camions hollandandais, allemands ou polonais sur la voie la plus à droite qui se font doubler par d’autres camions sur la voie du milieu qui eux-mêmes se font doubler par des voitures qui respectent le code de la route, doublent et se rabattent du plus à gauche au plus à droite. Ca clignote, mais ça ne claxonne pas et chacun respecte une bonne distance avec son prédécesseur. C’est hautement préférable … J’ai roulé à 110 km/h, régulateur enclenché, accélérant parfois pour me dégager d’un doublement sur la voie la plus à gauche quand s’annonçaient derrière moi, arrivant à 130, des BMW, Mercédes et autres Volvos qui par ici sont légions.
La circulation s’est un peu calmée en sortant des Pays-Bas. Il n’y a d’ailleurs en Allemagne que deux vois de circulation.
Ce soir j’inaugure ma première nuit « sauvage ». Je suis installée sur un parking de camping avec l’accord du propriétaire. Bien heureuse d’économiser sur le coût du camping. Je perçois les bruits d’autoroute, qui n’est qu’à quelques kilomètres, couverts par le chant des oiseaux. La fenêtre « balconnière » du Belingo est ouverte permettant de profiter d’un peu d’air frais. J’ai dîné : couscous, oeuf dur, flan caramel. Nous avons fait une petite marche pour dégourdir nos jambes et sitôt mangé, Lison s’est remise à roupiller.
Je profite de cette alcamie pour récupérer un peu de la fatigue due à la concentration de la conduite. Je suis ravie d’avoir prévu de parcourir ces 1200 km en trois étapes pour ne pas arriver HS au nord du Danemark. Il en reste quand même 750 à faire !