10h je quittais le camping toute excitée à l’idée qu’enfin j’allais toucher des yeux la terre de Norvège. L’attente n’a pas été trop longue et j’ai apprécié de ne pas avoir un camping-car quand j’ai vu leur conducteur obligé d’embarquer en marche arrière dans les cales du bateau avec une pente d’embarquement d’au moins 25 % …

14h25, je débarquais, blême, les mains froides et jaunes, la tête vide, épuisée par les deux heures et quart de traversée. La mer ne semblait pourtant pas déchaînée. Mais le bateau tanguait dans tous les sens. Il montait, descendait et roulait de droite à gauche, sans cesser. Je n’étais pas la seule à avoir le teint blanc. Devant moi une femme, tout sourire affiché, se moquait de son mari qui remplissait un sac très élégamment mis à notre disposition par la compagnie maritime en cas de « travelsickness ». Mon érudition de la langue anglaise a beau être limitée, j’ai vite compris l’usage de l’objet et senti qu’il valait mieux me saisir d’un exemplaire avant qu’il n’y en ai plus de disponible. Je l’ai posé devant moi, grand ouvert en cas de pire. Peut-être bien que s’il avait eu lieu, le pire, cela m’aurait évité une traversée pitoyable, prostrée dans un fauteuil à côté d’une porte, yeux fermés, l’estomac ou le foie ou les deux au bord des lèvres, incapable de profiter de cette maudite traversée. Heureusement Lison sur ce coup-là a été bien meilleure que moi, me regardant de temps en temps comme si elle sentait que je n‘étais pas au meilleure de ma forme. Ce n’est pas de sîtôt que j’irai en Islande ! D’abord parce qu’il faudrait refaire les 2000 km, doubler les milliers de camions et mais surtout souffrir une traversée beaucoup plus longue.

Kristiansand je n’en ai rien vu. J’avais grand hâte de trouver un espace paisible pour récupérer un peu et déjeuner du sandwich qui était resté dans mon sac à dos. J’ai pris la route numéro 9 en direction de Evje. Très agréable route longée de lacs de toutes parts, tantôt sur la rive droite, tantôt sur celle de gauche quand ce n’est pas sur les deux rives. A Evje, j’ai quitté la numéro 9 pour emprunter une petite route de montagne et trouver un endroit paisible où passer la nuit en sous-bois.

Ce soir c’est hôtel gratis ! Je repousse un peu plus loin les limites de mes peurs enfantines : je dormirai en sauvage, sur un chemin forestier, sans rien ni personne pour me protéger, si ce n’est la petite Lison qui, je le vois bien, est en alerte au moindre chant d’oiseau. Finalement je me sens en sécurité 😁👍
Maintenant souhaitez-moi bon appétit ! Il est 19h20 et je vais préparer mon dîner …
Que de longs trajets sur terre et sur mer, ce pays se mérite semble-t-il 😉 mais maintenant que de jolis paysages en vue !
Tes photos sont toujours aussi magnifiques !
Bisous
Béa
store kyss gudmor!!!
C’est un norvégien de Trémentines qui t’envoie des » grosses bises marraine »!!!
Profite!!!!
Ben voir réponse message suivant.
J’avoue que j’apprécie ce long temps de vacances dont je peux profiter sans aucune inquiétude particulière
ça y est ! t’y voilà en Norway ! Un pas de géant pour une petite bonne femme, wouah!!! Profite, profite, respire et remplie-toi de ce bonheur que tu t’es offert. Remets-toi de tes émotions transocéanes et passe une bonne et douce nuit. A demain
Bonjour M’Annick. Le voyage est long pour venir jusqu’ici.
D’autres l’auraient fait en deux étapes. En se relayant pour conduire si on est deux.
Les conducteurs de camions ont un travail très monotone : obligés de se suivre à la queue-leuleu sans autre payasge que le cul du précédent.
Lison à ses regnegne… elle devait savoir qu’on allait partir c’est tellement mieux en voyage !!!
Bonjour Monique
Je te suis chaque jour et mes pensées t accompagnent dans toutes tes pérégrinations. J’imagine combien les heures sur le bateau ont du te sembler bien longues, malgré le regard doux que Lison devait poser sur toi.
Photos du Danemark magnifiques.
A bientôt
Chrystele
Merci Chrystèle pour tes douces pensées.
Elles m’ont porté chance car je me sens dans la quiétude de mon tout petit chez moi.
c’est juste ma main qui m’enquiquine et m’oblige au Paracétamol.
C’est qu’a conduire j’avais le bras tendu … pas bon du tout pour ma douleur de pouce
Mais ça va passer car maintenant les distances sont plus raisonnables.
Grand ciel bleu à nouveau ce matin !
Gros bisous
Coucou ma douce amie,
Quel courage et qu’elle volonté pour parvenir à poser le pied sur les terres norvégiennes… Nous t’envoyons nos plus douces pensées pour une nuit 🌙 que nous te souhaitons des plus sereines et reposantes.
Bisous de nous trois
Zoé Pat et Mi
Ah les amis le chocolat il est délicieux 😋.
J’ai commencé avec la tablette rouge et blanche : numéro 3, Saint Domingue
Patrice en camping, matin et soir, je mets le chauffage : donc pas d’inquiétude.
Même si la nuit il peut faire 7 degrés dans le Berlingo 😨, j’ai les pieds au chaud mais le nez au frais