Depuis avant hier, je suis installée à Levanto, porte d’entrée du parc national des Cinque Terre, ou Cinq Terres, placé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit de cinq villages typiques, isolés, nichés dans la roche, au pied de la roche ou sur un promontoire rocheux et bien entendu en bordure de Méditerranée. Ces cinq villages ont pour nom : Monte Rosso, Vernazza, Cornigliani, Manarola et Riomaggiore. Leur accès est particulierement complexe. Un chemin côtier ardu mais offrant de magnifiques points de vue permet au touriste de se rendre à pied d’un village à l’autre. S’il n’y avait que ce chemin l’accès à ces villages serait quasiment impossible.
Une ligne de train creusée en tunel dans la montagne déssert les villages et permet de se rendre rapidement d’un lieu à l’autre. Le déplacement touristique par excellence, le mien donc, consiste à prendre le train pour se rendre rapidement à l’un des villages et à revenir au précédent ou à se rendre au suivant en empruntant l’un des nombreux et rudes sentiers côtiers.
Hier j’ai visité deux de ces villages en utilisant les facilités qu’offrent le train. Aujourd’hui j’ai découvert le terrible sentier qui relie Monte Rosso à Vernazza en un peu plus de deux heures. Un dénivelé tel que le chemin est une succession de marches naturelles et souvent très hautes. Harassant měme pour de beaucoup plus jeunes que moi ! Mais quel spectacle. En arrivant à Vernazza, épuisées toutes les deux, nous nous sommes installées longuement à l’ombre et nous nous sommes rafraîchies à l’eau de la fontaine. Il me restait à decouvrir le cinquième village, Corniglia, le plus haut perché. En sortant de gare il faut monter 477 marches pour arriver en bas du village. Bien entendu il faut les redescendre ensuite …
Quelle journée, mais qu’elle beauté découverte. Il y a pourtant un nuage au tableau : le train et ses cinq gares qui traversent quatre des cinq villages. La vie des villageois est donc rythmée par ce va et vient incessant des trains bondés de touristes, trains dont certains, reliant les villes de Levanto à La Spezzia, passent sans s’arrêter dans un vacarme assourdissant du fait de l’écho de la roche. Même sur le chemin des crêtes ont entend le grincement des rails.
Le village le plus typique est à mon avis Corniglia, mais l’arrivée sur Vernazza depuis le sentier est à couper le souffle. J’ai pris de très belles photos hélas il faudra attendre pour les voir car l’adaptateur de carte qui me permet de les transférer sur tablette n’est plus reconnu. C’est rageant. Sur ce je vais dîner, sous quelques grains car le soleil s’est à nouveau éclipsé pour nous abandonner à la pluie.
Vernazza selon M. Google, juste pour vous donner une idée
