Il se passe trop de choses. Comment trouver le temps pour vous raconter mon voyage ?
J’ai donc quitter la Toscane avant-hier pour vivre une journée en voiture, chargée de contre-temps. Trois fois je me suis trompée de direction. Mais ici en Italie, il faut réagir au quart de tour sinon, on doit le plus souvent attendre une opportunité de demi-tour qui ne se présente pas si facilement. Dans mon élan, j’ai eu tendance à poursuivre sur ma lancée. Grave erreur. C’est ainsi que je me suis trouvée à trois reprises sur une route qui n’était pas prévue, rallongeant mon périple sans pour autant satisfaire mon besoin de beaux paysages et donc de photos pour vous. J’ai rectifié cette mauvaise habitude en m’arrêtant dès qu’un doute survient pour vérifier sur ma carte que j’ai pris la bonne direction.Et bien malgré cela, je dois encore, très régulièrement faire marche arrière …
Parmi mes déconvenues, la visite d’un site qui s’annonçait original et plaisant.Un échange avec Patricia, rencontrée dans le camping m’avait donné envie d’aller me glisser dans les eaux à 37 degrés de la cascade Saturnia. Preuve que l’activité géothermique est ici très présente. Après maints détours, j’y suis enfin arrivé. J’avais simplement oublié que l’on était samedi, un magnifique samedi de printemps propice aux ballades des italiens ! je les ai observés de loin et j’ai poursuivi mon périple.

Puisque j’étais si près de la côte pourquoi ne pas me rendre à Orbelleto et faire le tour du promontoire de l’Argentière ? Y trouver un camping peut-être ? le camping raté; ici madame on n’accepte pas les gens qui dorment dans leur voiture. Tant pis, Dépitée, je vais quand même visiter l’île. Aie, aie aie, pire que Saturnia, impossible d’avancer … Il faut dire que les italiens ont le choix des destinations pour leur week-end. Je repars donc en sens inverse en ayant tout juste aperçu le joli port de Santo Stefano depuis le Berlingo. Et en plus il fait sacrément chaud, ce samedi 2 juin !
La journée est avancée, je me dis qu’il faut prendre une décision. Elle est trop hâtive et sans comprendre comment, en manquant un croisement sans doute, je me retrouve à une centaine de kilomètres de Rome. Rome, non certainement pas, je n’irai pas à Rome. Il faut trouver un camping maintenant … J’en trouve hein, très chouette, le paysan de l’Aaricampegio m’accueille à 21 heures sans sourciller. La suite vous connaissez, c’était mon message d’hier.
J’ai quand même croisé sur ma route quelques villages toujours aussi inattendus.

Hier de la route encore et une belle découverte, la lac de Bolsène et sa ville superbe où femmes, hommes et enfants préparaient la fête de fleurs en dessinant sur le sol avec des pétales de fleurs de toutes les couleurs.

Arrivée hier au coeur de la région de Ombrie avec de belles villes à visiter : Pérouse, Assise, longuement arpentée aujourd’hui en compagnie d’Helen et de son chien Aru, belle rencontre, j’en reparlerai. Assise, qui a connu le tremblement de terre et où l’on croise l’éphigie de Saint François sur toutes les maisons. Assise est vraiment une superbe ville mais le débit désastreux d’Internet ce soir ne me permettra pas de vous présenter les photos, trop longues à télécharger. Fin d’après-midi tranquille. Lison a récupéré et demain nous irons faire une belle virée.