Portugal


Espagne, Portugal / mardi, juin 14th, 2022

Si je me suis aperçue de mon entrée au Portugal que j’ai immortalisée par cette photo, en une demi-journée, j’ai du passer et repasser la frontière espano-portugaise deux ou trois fois sans m’en rendre compte. C’est Free qui m’alertait en me signalant que je changeais de fournisseur d’accès et que je devais m’informer avant de passer la frontière sur les mesures sanitaires en matière de protection contre le Covid.

Mais avant de quitter la Galice j’ai eu droit à ma petite fête locale en costumes rapiécés et sans histoire et aux chants apparemment grivois et moqueurs dont je n’ai absolument pas compris le sens, ni celui de la fête, ni celui des chansons hurlées dans les micros ni l’objectif des chanteurs qui défilaient sur scène, tantot que des hommes, tantôt que des femmes et personne pour m’expliquer en anglais correct le sens de cette manifestation.

Un peu à l’écart, parqués autour de quelques ballots de paille, des boeufs aux cornes fort impressionnantes semblaient totalement indifférents à la cacophonie ambiante, drôle à en croire les éclats de rire du public, mais qui ne faisait pas rire les animaux.

La promenade en ville, les chansons et les boeufs c’était dimanche. Il faisait très beau et je campais alors en Galice, près de Ourense. Cette séance champêtre plus que folklorique achevait mon voyage sous un trait festif qu’on ne peut qu’espérer pour clôturer un voyage. Du moins en Galice si ce n’est en Espagne, car il me faudra bien retraverser le nord du pays pour revenir vers vous. Nuit calme, beaucoup d’images de mer, de côtes, de soleil, de village dont l’intérêt général est jsutement de n’avoir aucun intérêt.C’est peut-être dans cette évidence que se dissimule l’harmonie, relative, de la Galice.

Le lundi matin, départ du camp dix heures quinze, direction la route du sud, bien décidée à visiter à minima le nord du Portugal dont la frontière, à vol d’oiseau est à peine à 60 km d’Ourense. Et me voilà dans la partie nord ouest du parc national de Peneda Gérès qui fait la frontière des deux pays. Région très sauvage et peu fréquentée à cette saison. Paysage magnifique qui contraste avec la côte, ici maisons en pierres et non peintes. Nous avons profité d’une prairie ombragée pour pic-niquer le long d’un cours d’eau entouré d’un paysage superbe.

Après maintes déambulations, virages, montées et descentes – on l’aura compris le relief ici est omni-présent,- je suis arrivée à Guimaraes, une ville historique du nord du Portugal. Nous sommes installées dans un camp très ombragé au plus haut de la colline qui domine la ville. La route qui permet d’y accéder est le total reflet de la région, étroite, très pentue et comportant une multitudes de lacets en épingles à cheveux. En seconde, et en prenant le temps, les voitures, campings-cars et même caravanes arrivent à se hisser à ce camp, le seul à des dizaines de kilomètres à la ronde !

Je réalise que je n’arrive pas à fournir et que je prends du retard entre les photos que j’ai déjà faites dans des paysages impressionnants et la tenue de ce blog. Mes journées sont bien remplies et j’avoue en toute modestie que le soir venu, j’ai bien hâte de trouver un sommeil réparateur. Heureusement que, posant mon fauteuil à l’abri d’un arbre dans un spot avec point de vue superbe, j’arrive en journée à lire un ou deux chapitres du second roman glissé dans mes valises avant de partir.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *