Loch Lomond


Écosse / jeudi, juin 1st, 2023

Légèrement à l’ouest du Loch Katerine, le majestueux et immense Loch Lomond. Impossible d’en faire le tour en voiture, à pied il faut plusieurs jours. Une solution s’offre que j’ai bien envie de tenter : me rendre à Balmaha, terminus voiture de la façade est du lac ; prendre un ferry qui me conduirait à l’île Inchcailoch, une des 38 îles du Loch, en faire le tour. « Vue assurée sur le Lomond » affirme un jeune homme charmant qui tente quelques mots maladroits en français.

C’est décidé on va prendre le ferry. Pour sept euros la traversée, aller-retour, on embarque à dix sur un vieux rafiot de bois, jadis bateau de marin reconverti en bateau de croisière. A vue de nez, j’ai l’impression d’avoir la moitié du corps sous l’eau, heureusement la coque de bois est assez haute. En quinze minutes à peine nous voilà arrivés sur l’île au nom écossais imprononçable.

Le temps est couvert mais ni pluie, ni froid, ni brouillard. La balade s’annonce charmante. Elle l’est en effet. Nous en profitons pour un casse-croûte sur une plage de pierres puis ventre rempli repartons à l’assaut de l’île. Le chemin est dans l’ensemble assez facile et laisse découvrir des plages de sable et de pierres entourées d’arbres et de verdure.

Au bout de l’île, nous empruntons le chemin le plus pentu, celui qui, sous une forêt luxuriante, mène au « point of view ». Après deux heures de randonnée dont trente minutes d’arrêt case-croûte et une ascension courte mais essouflante, nous découvrons depuis le sommet de l’île une vue effectivement superbe sur la façade sud-est du Loch.

Là encore la photo ne rend pas le sentiment de jouissance ressenti après l’effort de grimper sous les arbres pour parvenir à une plateforme dont la vue se découvre sous mes yeux ébahis. Je prends Lison dans les bras pour qu’elle profite de la vue, – elle l’a bien mérité après les milliers de pas de ses petites pattes -, elle regarde à droite, au loin, à gauche et me fait une lèche sur la joue. Signe avéré de son plaisir à découvrir le paysage.

Vingt minutes de marche à bon train plus tard, nous reprenons le bateau, enfin le vieux rafiot. Je prends Lison dans mes bras, elle regarde étonnée toute l’eau qui nous entoure et ne me fait aucune lèche sur la joue. Elle a horreur de l’eau.

J’ai profité au retour vers Callander, d’emprunter la route la plus longue, celle qui longe d’autres lochs, plus petits mais tout aussi charmants : le Loch Achray et le Loch Venachar entourés de prés, fleuris de genêts odorants et où broutent des milliers de moutons. C’est aussi cela l’Écosse.

Demain matin nous quittons la région des Trossachs et des lacs pour monter un peu plus au nord. Le soleil devrait être de retour !

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