Ville étape avant de rejoindre Durness tout au nord de l’Écosse.
Journée organisée en deux temps. Ce matin visite à pied de Glen Afric. Une plaine autour d’un loch que l’on découvre en déambulant sur les racines de pins californiens immenses. La forêt primaire écossaisse était essentiellement composée de pins californiens qui ont été disséminés au fil des siècles. Glen Afric est en quelque sorte une perle rare sauvegardée d’une Écosse ancienne aujourd’hui disparue.
L’endroit est sombre et les nuages gris mais sans pluie ajoutaient au caractère inquiétant des lieux. En poursuivant la randonnée on arrive à River Afric amas de quelques maisons un peu mieux exposées. Par endroit les eaux du lac dans lesquelles se reflètent les pins font comme une nappe de mazout. Pour venir à Glen Afric on emprunte une route étroite en cul-de-sac de 15 km. De nombreux « passing place » permettent aux voitures de se croiser ou de s’arrêter le temps d’une photo. L’excursion voiture, pic-unique et marche nous aura occupées près de 4 heures.



Fatiguée par deux heures de marche parfois en pente assez raide, il a pourtant bien fallu reprendre la voiture pour nous diriger vers Lairg. Sur la route après des kilomètres sans rien apercevoir de curieux, au détour d’une montée, soudain la vue ! Cette fois-ci c’est une avancée de la mer du nord dans les terres. Il faut déplier la carte pour m’en assurer. Le point de vue est époustouflant. Pause contemplation, j’en profite pour me donner du courage et de l’énergie pour les kilomètres restants en trempant ma tartine de pain dans une compote pomme fraise. C’est incroyable comme un réconfort aussi élémentaire peut paraître délicieux à un ventre affamé. Car mes pauses pic-nique sont parfois bien maigres. Et le pain de ce quatre heures est assez bon, pas comme celui que j’ai acheté il y a quatre jours.

Dans un magasin Coop, je fais quelques provisions de légumes, de fruits et de yaourts qui sont ici assez bons. Il me faut également du pain. Je me dirige donc vers le rayon et aperçois un pain assez petit, 300 grammes peut-être, avec une belle couleur de gratin orangé sur le dessus. Je lis « sheddar », je ne lis que ça. La gourmande que je suis imagine tout de suite faire avec ce pain un bon sandwich au fromage et même des croûtons à tremper le soir dans ma soupe. Arrivée à la voiture je m’en coupe un beau morceau à déguster tout frais …. il aurait fallu saisir la moue que j’ai du faire au moment ou le morceau de ce pain délivre dans ma bouche ses saveurs. Du sheddar peut-être mais du piment et du mouton surtout, enfin un fort goût de mouton. Ça surprend ! Impossible de tartiner ma confiture de fraise ou mes compotes. J’ai quand-même réussi à tout manger, parce que, heureusement, c’était un petit pain. En Norvège le pain des commerces était assez bon, mais ici je n’en ai pas encore trouvé qui soit de bonne qualité. Et comme dans beaucoup des pays que j’ai visités, les boulangeries sont extrêmement rares.
Bref nous arrivons à Lairg sous le soleil et je me mets en quête d’un camping. Je vous laisse découvrir l’endroit. Lison s’y est sentie tout de suite comme chez elle, préférant le fauteuil et les couvertures qui prennent l’air pour profiter de plus haut du paysage. Oui, oui, le Berlingo est tout en haut au milieu de la photo. Un camping offrant un panorama idyllique. D’ailleurs cela me donne une idée d’article mais ce sera pour un autre soir. La fatigue me gagne.


