Il pleut, depuis 16 heures et ce n’était prévu par aucun site météo. Il devait faire gris mais sans pluie. Finalement il a fait gris-blanc avec quelques percée de soleil et pluie dans l’après-midi. Par chance et par choix, je suis arrivée tôt à Ribeauvillé. Installées au camping municipal Pierre de Coubertin – l’entrée affichait déjà complet – où il restait de la place pour les campeurs en tente et les van. À 12h30, après avoir déjeuné, nous sommes parties à pied vers le centre ville. Très alsacien, le village est surplombé par les ruines du château Saint Ulrich. Encore un beau village et des commerçants très accueillants qui n’hésitent pas à renseigner et répondre aux questions des touristes.








J’en attraperais un peu l’overdose de colombages et de couleurs. Certaines boutiques sont attrayantes et je n’ai pas pu résister à l’appel d’une charmante commerçante qui fabriquait des bonbons de sucre. Lison est restée devant l’entrée et à fait l’admiration de tous les passants qui observaient cette petite chienne si mignonne qui gardait sa laisse pendant que sa maîtresse hésitait entre sucettes, nougats ou pain d’épices. Devinez ce que j’ai choisi ? Réponse demain, celle où celui qui gagne le premier, je lui en ramène ! Si, si.


Quant à moi, cette balade s’est avérée stressante car je voulais regarder en l’air, prendre des photos tandis que la présence de Lison m’obligeait à tenir mon rôle de guide de chien aveugle. Dans un village touristique, aux rues pavées et aux multiples obstacles ce n’est pas une responsabilité aisée à tenir. Nous sommes rentrées au camping par la même voie et après une collation, j’ai voulu me rendre au parking du château Saint Ulrich. L’état de fatigue de Lison m’a dissuadée d’entamer les 4 km aller-retour et en pente raide pour nous y rendre. Il était encore tôt en après-midi, j’ai voulu prendre une route de montagne, certes agréable quand il fait beau mais sous la pluie, aucun intérêt. La journée était terminée.
De retour un peu plus vite que prévu, j’en ai profité pour affiner la suite de mon voyage. J’ai sorti cartes routières et guides sur la table de camping me suis installée avec mes feutres …. et la pluie est tombée drue. Un peu de repos ne nuira pas ce soir. Ni pour Lison qui a déjà dîné et ronfle comme une bien heureuse chienne, épuisée d’éviter les mille obstacles invisibles et les touristes qui, va savoir pourquoi, ne se rangeaient même pas de son chemin ! Ni pour moi que l’attention de guide et la douleur à l’épaule ont fini par épuiser. Ah ça se mérite le voyage en Berlingo à soixante huit balais avec une petite bichonne qui ne voit plus !
Et bravo pour le soin auprès de Lison, j’imagine que ça doit pas toujours être facile. C’est ton premier long trip avec Lison devenu aveugle…
Nos aventures du lendemain ont montré que ce n’est vraiment pas facile. Ce soir encore (depuis la Forêt Noire d’où je te réponds) je ne suis pas certaine d’aller bien loin en Autriche… la suite le dira.
Je ne triche pas, je n’ai pas encore lu le blog de demain. J’hésite entre nougat et pain d’épice. Je dirais pain d’épice, ça fait plus authentiquement alsacien (j’associe plutôt le nougat à Montélimar, hé hé).
Exactement : pain d’épices, une spécialité très alsacienne. Mais cela que j’ai acheté, pur miel, je l’ai trouvé un peu sec. Le meilleur pain d’épices que j’ai dégusté est celui d’Ainoha, un petit village basque typique : mon village préféré de cette magnifique région.