Nous voilà arrivées et sous un ciel bleu intense sur la pointe nord des Highlands d’Ecosse et sur la route 500 qui longe d’est en ouest tous les méandres côtiers des rivages écossais de la mer du Nord. Cette route porte en nom le nombre de kilomètres qu’il y a à parcourir. Mais j’ai coupé par le milieu, préférant découvrir les falaises de l’ouest aux rivages moins accidentés de l’est. Or cette route, A836, de Lairg à Tongue qui traverse des vallées de landes mornes, puis des lochcs dominés par de hautes falaises est tout simplement superbe. Et ce temps gris qui se dégage en fin de matinée pour laisser place à un soleil qui inonde lochs et banc de sable blond : tout simplement sublime.
Marche à pied le long du Kyle of Tongue, cette grande baie protégée par des ilôts qui se remplit et se vide au rythme des marées. Rencontre d’un vieil homme qui habite la dernière maison au bout de la baie, au bout du monde écossais. La mine ravie, la jambe gauche, l’âge n’a pas éteint sa joie simple de vivre ici. Ayant travaillé à Londres, il est venu là avec son épouse pour vieillir. Il y a le vent du nord, la pluie souvent, la grisaille mais rien n’a abîmé son désir de jouir du paysage qui s’ouvre devant les fenêtres de leur maison. Une petite maison blanche qu’on distingue à peine sur l’une de mes photos.











