Village coquet du Pays-Basque où je me suis arrêtée camper, Saint-Pée n’est pas mon village préféré. Il y a Sare, très connu pour son fronton de pelotte basque, Espelette son piment et ses ruelles commerçantes, mais surtout Ainhoa et ses maisons anciennes aux boiseries et colombages peints en rouge, essentiellement, mais aussi bleu, ou vert. Hormis le pain d’épice fabriqué dans ce village, la rue principale est vraiment très caractéristique. Je ne me lasse pas de déambuler dans ces beaux villages dont les maisons blanches, toujours peintes et décorées avec élégance, ont vraiment une belle allure … La montagne, la mer et ses magnifiques maisons font du Pays Basque une de mes destinations préférées, surtout en hiver.





En marchant dans la campagne on découvre des merveilles de point de vue et des maisons au charme indescriptible.




Avant de quitter ces pages, je voulais vous raconter une nouvelle mésaventure qui m’est arrivée lorsque j’ai quitté le Portugal pour revenir vers l’Espagne. Sur la route, toute droite, assez désertique, sous un soleil de plomb, j’ai croisé un incendie. Pas un petit feu de paille, non, un gros feu de montagne. Des arbres calcinés j’en ai vu partout pendant mon voyage, parfois aussi dans des endroits très inattendus. M’avançant pour prendre une photo de lac artificiel et contournant une sorte de mur, je suis arrivée sur un champ totalement dévasté. Ce jour là donc, en conduisant, je percevais bien que le ciel prenait devant moi une couleur inattendue, légèrement opaque jaune-gris. Etait-ce un nuage d’orage ? Puis c’est l’odeur qui a confirmé mon impression. J’avais une quarantaine de kilomètres à parcourir, sur une ligne droite sans beaucoup d’habitations et dès que j’arrivais à un village je me sentais comme rassurée. Enfin, j’ai vu l’incendie. A une dizaine de kilomètres la montagne en feu se consumait à une vitesse impressionnante et un épais nuage de fumée s’étalait radicalement sur les kilomètres alentours. Mais le plus inquiétant c’était l’air irrespirable dans lequel était plongé les maisons du village le plus proche, volets clos, obligés de rouler en feux de route tant la fumée était épaisse, vitres des véhicules remontées, ambiance apocalyptique. Nous n’étions pas nombreux sur cette route. Les villageois ne semblaient pas plus inquiets que cela, habitués qu’ils doivent être à ces feux estivaux gigantesques. J’avoue que j’ai accéléré autant que j’ai pu pour sortir rapidement de la zone. Aussitôt l’air redevenu respirable, j’ai ouvert en grand les vitres pour nettoyer la voiture des fumées qui avait pu pénétrer et je me suis sentie très soulagée. Mes recherches sur internet m’ont permis de découvrir en effet que 25 000 hectares ont brûlé dans la région que j’ai traversée. Ce jour là j’ai réalisé que je n’avais pas posté d’article, c’était le 18 juin …
Encore un détail, sur ma carte bancaire, j’ai bien été prélevée des 22,80 € liés à mon erreur de péage autour de Guimaraes ! Pour une trentaine de kilomètres parcourus. Ils ne font pas de cadeau ces portugais. Moi, qui candide, pensait que la barrière s’était levée gratis. Et je confirme, toutes les autoroutes portugaises sont payantes, depuis 2011 !
Voilà mes ami·e·s mon périple s’est achevé et je suis de retour à la maison sous la pluie et dans la fraîcheur.
Merci de m’avoir suivie et encouragée par vos commentaires et messages reçus par sms, mail ou téléphone. Si vous avez trouvé un peu de plaisir chaque jour à regarder mes photos, sachez que pour moi, tenir ce blog, tandis que je suis loin de chez moi, contribue à rendre mon périple dense, joyeux, relié et comme dirait Spinoza, me permet de « persévérer dans mon être » … A bientôt pour d’autres voyages. Promis je vous informerai de mon départ, si le coeur vous en dit.
