Liencres


Espagne / mardi, juin 21st, 2022

Sur le retour et sous la pluie.

Mais avant de quitter Riano, une dernière prise de vue pour le plaisir et le souvenir.

Puis j’ai tranquillement pris la route qui devait me ramener en Cantabrie, là où le voyage devait initialement commencé : à Santander. Sur la route les derniers paysages du Leòn, toujours aussi enchanteurs malgré cette persistance d’epais nuages.

Ce soir je suis en bord de mer à quelques dizaines de kilomètres de Santander, le retour s’annonce très prochain et la fin de cette belle histoire aussi. Tout va rentrer dans son ordre habituel. Vous reprendrez vos occupations et j’acheverai de rêver à tout ce que j’ai vu de beau en classant mon album photo. Il n’y a qu’une heureuse dans ce chemin du retour : Lison qui semble en avoir assez de décamper et boude plus que jamais à chaque demande que je formule …

Hier soir elle m’a causé une frayeur terrible. Elle s’est échappée de notre emplacement de camping en franchissant par un trou, la barrière de clotûre grillagée. Elle courrait de l’autre côté de cette clôture qui me rendait inaccessible les friches épaisses dans lesquelles elle s’enfonçait. Je paniquais imaginant qu’elle allait disparaître de ma vue. Quand j’ai entendu crisser l’animal, j’ai compris qu’elle en avait après un chat sauvage. Il hurlait comme un diable pour effrayer Lison que rien ne faisait répondre à mes appels inquiets :  » Ici, Lison, ici, bon chien, ici mon chien … et j’en passe. Bon chien n’avait d’intérêt que pour le nouvel ennemi qu’elle voulait chasser et maîtresse de l’autre côté de la prison, à genoux à 22h30, en train de supplier, impuissante : « reviens, reviens, ici, ici Lison ». Les hollandais pleuraient-ils de rire en observant cette petite bouffonne mise en défaut par son chien qui voulait mater un chat ? Le chat a fini par déguerpir. Ouf ! Lison est remontée vers le grillage. Encore fallait-il lui trouver un passage car elle semblait à son tour prise au piège de la situation. Et bien non, cette idiote me regardait d’un air surpris, elle a très bien su par où elle était sortie. Elle a marché tranquillement le long du grillage et a réemprunté le même passage. Je crois néanmoins qu’à mon air déconcerté elle a pigé mon inquiétude et dans le Berlingo elle m’a fait un gros, mais vraiment gros câlin, et moi alors ….

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