Le Lysefjord vu du Preikestolen


Norvège / vendredi, mai 31st, 2019

Ce matin la lumière sur le Lysefjord était superbe. Je me suis levée assez tôt et j’ai profité de cette chance d’avoir dormi sur les bords du fjord. J’en ai profité pour faire une marche matinale et prendre des photos souvenirs. Le ciel était bleu et les reflets magiques.

Le Lysejford vu d’en bas
Le granit explosé par le gel

J’ai hésité à entreprendre une marche sinueuse qui conduit à 600 mètres, dans un aplomb abrupt, au-dessus du Lysefjord. Et puis j’entendais Sébastien à Lille me dire qu’il fallait y aller, que ce serait dommage de rater ça, que ce célèbre plat rocheux est connu par les randonneurs du monde entier en quête de sensations fortes. Le truc c’est de se pencher au-dessus du vide en s’aplatissant au sol pour ne pas risquer la chute vertigineuse. Les plus courageux s’assoient, chacun veut être pris en photo à ses risques et périls. En fait il n’y a aucune protection et il n’y a jamais eu d’accident !

Le Lysefjord vu du Preikestolen : la photo souvenir

Et bien j’y suis allée et c’était difficile à monter et à redescendre. Le panneau indiquait 4 heures aller-retour et j’ai mis 6 heures avec plus d’une heure d’arrêt sur le Preikestolen. Je n’ai pas démérité mais la première chose que j’ai faite au retour, après avoir englouti un demi litre d’eau fraîche, c’est de prendre un Paracétamol car mes genoux commençaient à se faire douloureusement sentir. La petite Lison a tenu le coup même s’il a fallu la porter tant les marches étaient hautes par endroit.

Le fameux rocher de la chaire, son nom en référence à une chaire de prêche : haut perché !

Au-dessus c’est la photo que j’ai prise en m’aplatissant sur la roche. 600 mètres en dessous de ma tête dans le vide : les eaux du fjord. Je l’ai fait ! Même pas peur. Une gentille jeune fille tenait Lison à distance pour que je puisse tranquillement m’avancer sur le bord en rampant et reculer sans risque. Bizarrement ça n’est pas aussi impressionnant que cela en à l’air.

Le plus pénible dans l’affaire c’est le monde qu’il y a lors de la redescente c’est à peine si on peut s’arrêter, parce que c’est étroit et parce qu’il y a autant de curieux à monter qu’il y en a à descendre. Pourtant j’ai commencé tôt ma randonnèe : à 9 heures ce matin.

J’y suis allée. Et j’en suis revenue après avoir eu la tête dans le vide !

4 réponses à « Le Lysefjord vu du Preikestolen »

  1. Quel courage ! mais tes efforts sont récompensés par ces photos magnifiques !!! Un vrai régal pour les mirettes 😊
    Continue de nous ravir 😁
    Bisous Mo’

    1. Merci Béatrice pour tes encouragements. Ils sont bien venus ce soir après une journée enfermée dans le Berlingo pour éviter les trombes d’eau.
      Quel que soit le temps demain matin je reprends la route et peut-être les photos si la pluie veut bien s’éloigner

  2. Hello… Coucou… Monique. Pour Toi ça semble aller, mais à bien y regarder Lison semble défrisée, n’aurait-elle pas le vertige ?
    Photos magnifiques, vues splendides…
    Fait-il moins froid ? Ici la température est montée subitement pour atteindre aujourd’hui 30°. Bisous

    1. A-t-elle le vertige ? C’est dans le doute sur la réponse à cette question que je ne l’ai pas approchée du bord. Et puis c’est moi qui me serait sentie très mal si je l’avais vue trop près de la falaise. En fait on est un peu bluffé du fait des grands espaces qu’on a face à soi, on ne réalise pas trop le vide qu’il y a en dessous.
      Le Preikestolen est une grande de plate-forme de granit, assez plate, dressé au-dessus du fjord. Quand on y est on se sent plutôt en sécurité, sufisamment pour oser s’applatir au sol et mettre la tête au-dessus de 600m de vide.
      Par contre j’ai toujours peur de trop demander à Lison. L’aller retour faisait 8 km. Mais quel dénivelé !
      Je m’habitue au froid et je ne porte plus que deux polaires. Là nuit je n’ai pas froid dans le duvet et le soleil matinal, quand il y en a, réchauffe le Berlingo.
      Dimanche, il est 10h30 et je n’ai pas décidé du programme de ma journée. Le mauvais temps annoncé sur toute la région me perturbe un peu.
      Dans l’immédiat je profite du rayon de soleil qui passe par une faille des nuages.
      Je te fais de grosses bises ma grande soeur.

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