Ce n’était pas dimanche et il y avait des camions. Sur la quatre voies qui conduit du Pallet à Bressuire le temps était favorable mais après Niort la pluie s’est mise à tomber rendant la traversée de Bordeaux compliquée, d’autant qu’un accident ralentissait les trois voies de circulation. Mais le plus dangereux ce fut l’autoroute de Bordeaux jusqu’au niveau d’Arcachon. La pluie battante rendait nulle la visibilité. Un feu clignotant nous imposait d’abaisser la vitesse à 110 km/heure mais 90 était déjà bien assez vite. Doubler un camion s’avérait périlleux, le revêtement de chaussée projetant l’eau sous les roues du poids lourds en rideaux de pluie impénétrables …
Je suis arrivée à Saint Jean de Luz peu avant la tombée de la nuit sous un ciel dégagé ce qui nous a permis, après installation, de faire une petite marche autour du camping. Nuit fraîche, trop, je n’avais pas suffisamment monté la température de mon chauffage d’appoint qui n’a donc pas fait correctement son travail. Ce soir j’ai programmé 19 degrés ce qui me permet, allongée sur mon lit, de saisir ce texte bras nus : un luxe en plein hiver dans mon Berlingo !

Ce dimanche 23 décembre a été remarquablement doux en pays basque. Ce matin nous avons randonné à partir du camp sur une route étroite entre mer et montagne. Pour bénéficier du paysage, la boucle de 5,5 km nous a obligées à grimper un peu mais la ballade et ses points de vue en valaient la peine.
Après un déjeuner copieux pris au camping, nous avons roulé pour nous rendre au port de Socoa. De là une promenade le long de la mer jusqu’à Ciboure offre une vue magnifique sur la baie de Saint Jean de Luz. Au loin on distingue fort bien Biarritz et son rocher de la Vierge. Une ballade de 4,5 kilomètres aller-retour qui nous a laissé l’une et l’autre fourbues.

En rentrant quelques rangements, un dîner frugal une petite promenade en soirée pour Lison, douche bien chaude et repos en écriture. Je dormirai tôt. Magnifique première journée de vacances hivernales en Berlingo. Quatre pattes en l’air, allongée sur le dos, Lison ronfle dans son sommeil. Rêve-t-elle de tous les chiens qu’elle a croisés ? Elle dort bien chaudement calée contre moi sous la couverture polaire : j’ai fait un aménagement pour élargir un peu le lit …