Lundi matin très tôt j’ai donc quitté les Abruzzes, Helen et Aru. Le temps était venu pour moi de remonter vers le nord en longeant la côte Adriatique, enfin c’était mon intention. La route qui descendait des montagnes m’a offert de superbes points de vue sans compter un plateau à 1200 mètres d’altitude entouré de hauts monts et traversé par une ligne de chemin de fer droite.
La route a été longue pour arriver au bord de la grande bleue adriatique. Je rêvais de m’y plonger. Impossible. Pas un espace de plage librement accessible. Des parasols à perte de vue qu’il faut louer à un restaurant, à un bar, à un camping, à un marchand de glaces … et quand il s’agit d’une plage publique, il y en a quand même quelques unes, elles sont formellement interdites au chien sous peine d’une amende de 1200 euros m’a dit une italienne qui promenait son chien sur le macadam !
Et puis cette chaleur harassante : 35 degrés à l’ombre, mais de l’ombre il n’y en a pas ! Promiscuité, privatisation de l’espace naturel, chaleur, camping saturés, hier lundi, j’ai du prendre un emplacement de camping-cariste dans un village dont je ne me souviens même pas le nom à 20 euros la nuit. Ce matin j’ai pris la direction d’Ancona, toujours le long de l’adriatique et là j’ai eu quelques belles surprises sur une côté escarpée qui offrait un beau panorama.
Finalement les plages je les préfère le soir, quand les parasols de l’adriatique se sont fermés pour souhaiter le bonsoir à la mer.






