Mais pas que … Pour commencer ma journée, direction le col du Bonhomme avec un arrêt mémoriel au col du Linge. Dans cette zone on a recensé 22 000 morts lors de la première guerre mondiale. Je m’arrête et flâne un peu plus loin dans un cimetière qui compte 3 335 croix nominatives gravées dans la pierre. L’âge du soldat n’est pas inscrit, la date du décès oui. Je remarque que le 22 juillet 1915 revient souvent.


Un peu plus loin le Lac Noir. Je décide une marche de découverte autour du lac. Les débuts sont assez faciles mais très vite le sentier devient plus ardu. Je dois porter Lison car il y a des racines et de nombreuses dénivellations . Des randonneuses m’expliquent que plus loin il y a un pierrier. À mi-chemin nous faisons demi-tour. La douleur à l’épaule se fait bien présente et porter ma petite chienne n’arrangera pas ma situation. Nous reprenons la voiture et arrivons rapidement au Lac Blanc. Deux lacs sans grand intérêt. Il est temps de trouver un espace pour déjeuner.


La faim assouvie, je poursuis notre visite sur les hauteurs, et enchaîne les cols à plus de 1000 mètres d’altitude. La route est sympha mais n’offre guère de perspective. Une fois pourtant.

Nous redescendons vers les vignes et les villages. Le premier, Kaizesberg, mérite vraiment la visite. C’est mon premier authentique village alsacien. Les maisons sont incroyables. Parfois la décoration, complètement artificielle, me fait sourire. Je me prends au jeu et enchaîne les photos des façades toutes aussi colorées les unes que les autres. Pendant près de deux heures, je déambule, photographie, en prends plein mes mirettes. C’est l’occasion de ma première glace : au géranium, délicieux et de circonstances.
Je poursuis ma route et arrive à Turckheim. En consultant le guide du routard, j’apprends qu’il faut y arriver par la route de Niedernorschwihr. J’ai mis du temps à mémoriser le nom de ce village … Je décide de m’y rendre. Et c’est une vraie et belle découverte. Les rues étroites sont très joliment embellies par de magnifiques maison à colombages richement peintes. Attirée par une annonce de cave, je décide de satisfaire ma curiosité. Voilà c’est fait, je l’ai trouvée ma bouteille de Gewurtzstraminer, bio bien entendu. Un Florimont 2018, raisins cueillis en fin de saison à la main. Et quelle ampleur fruitée en bouche. Car je l’ai goûté. Une belle cave qui présente une variété intéressante de cépage. Mais je suis restée prudente et raisonnable, je n’ai goûté qu’au Gewurtzstraminer. Cave Justin Boxler. Je recommande.



En quittant le village, je découvre la belle vue sur Turckheim et ses vignes escarpées.c’était une belle journée, un peu fraîche et grise sur les hauteurs mais colorée , chaleureuse et fruitée en fin d’après-midi.




















