Le déplacement, aujourd’hui, m’a semblé très long, presque interminable. Pourtant je n’ai parcouru que 350 km. Mais uniquement des routes départementales. Et quelles routes ! Je veux dire quelles vues ! À vouloir m’arrêter toutes les dix minutes.
En quittant Vermenton déjà, le paysage qui se dévoilait était incroyable.

Emballée par cette découverte, j’ai tenté un détours par Chablis. Je m’imaginais découvrir un village aux atouts aussi subtils que le vin du même nom. Quelle déception ! Hormis les noms des caves, domaines ou châteaux, inscrits en grosses lettres bleu nuit ou or sur les façades de vieilles maisons parfois délabrées, le village n’a aucun cachet. Pire je me suis faite poursuivre par une grosse bête motorisée qui traçait à toute allure dans les rues étroites. Pour un peu l’engin serait passé au-dessus du Berlingo pour atteindre au plus vite son champ d’application. Car c’est la pleine saison des traitements à Chablis. Un vacarme du diable previent qu’il faut faire place pour laisser tracer la bête. En à peine quinze minutes j’ai croisé pas moins de trois de ces monstres d’acier. En quittant le village j’ai même pris en photo une de ces géantes, déversant avec ses tentacules, les produits chimiques qui dessinaient un nuage autour de l’engin.


J’ai repris ma route, asphyxiée et contrariée par cette rencontre inopportune.
Plus avant sur mon trajet : la départementale 928 et le « coeur du parc nationale des forêts ». 242 000 hectares d’arbres protégés. De magnifiques et gigantesques espèces. Des charmes géants, des cèdres superbes, une variété d’espèces qui côtoient les genêts et les herbes folles. Puis loin des paturages et quelques vaches. On passe, dans une atmosphère fraîche et humide, sous des branches d’arbres qui se tendent les bras au-dessus de la route. Imprenable en photo ! Mais plus loin, en sortant de ce majestueux lieu, un champ de blé encore vert et la photo est dans l’appareil.

Les villages s’enchaînent, départementales encore, nationales et leurs camions, je trace vers mon objectif : Gérardmer. Arrivée sous une pluie fine et froide. Le lac devant moi me rappelle la Norvége, ses frimas, ses fjords entourés de montagne, ses maisons dispersées à flanc de côteaux. Je cherche et trouve mon camping. Installation faite, petit tour rapide entre les gouttes pour une photo au bord du lac.


Installation au chaud, pieds sous la couverture. Ambiance chaleureuse dans la maison qui roule pour la douceur du soir et l’article à écrire. Bon soir.

Comme je te retrouve, avec ton verbe délicieux et tes photos non moins éloquentes. Un plaisir que je goûterai en te suivant dans ce nouveau périple.
Merci Annick. Un encouragement à compléter chaque jour ce blog de mes découvertes. 👍😉