Édimbourg, capitale de l’Écosse m’y voilà !
Après deux journées de traversée, l’une de Nantes à Calais, l’autre de Folkestone à la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse, découverte aujourd’hui de la vallée de la Tweed.
Mais pour arriver jusqu’ici, il a fallu rouler … beaucoup rouler. La route française très facile, un samedi sans circulation. J’avais longuement étudié mon itinéraire et choisi d’alterner route nationale et autoroute. Neuf heures de trajet dont trois arrêts. J’étais en forme.
Puis traversée sous la Manche. Un jeu d’enfant, même pas peur. Le Shuttle est une sorte de train aux wagons blindés très larges et très hauts. Dans chaque wagon éclairé embarquent quatre voitures. Les doubles portes de sécurité se ferment, on annonce dans les deux langues quelques règles à respecter en cas d’incident. J’observe bien la vétusté des lieux mais on est confortablement installé dans sa voiture une trentaine de minutes, on ne sent rien de particulier, ni pression, ni descente et avant même d’avoir eu le temps de s’ennuyer on aperçoit déjà le jour par les minuscules vitres : on vient de sortir du tunnel.
Le douanier anglais demande pourquoi on vient en Angleterre : » four weeks in Scotland, for holidays with my little pet », accent et sourire compris. Il est 7h30 un dimanche matin. Je m’engage sur l’autoroute en roulant serré à gauche, je constate satisfaite qu’il y a très peu de voitures. Contournement de Londres, de Cambridge, il est 11 heures et il y a de plus en plus de monde. 13 heures, de plus en plus, les trois voies d’autoroute sont pleines à craquer. J’ai l’impression que tous les anglais sont dans leur voiture un dimanche après-midi. Je n’y comprends rien ! Je tiens mon rythme, très concentrée parce que de nombreuses voitures veulent s’insérer dans le traffic en arrivant sur ma gauche et s’engouffrent à vive allure. Google Maps m’annonce un ralentissement de 20 minutes et me propose un second itinéraire. J’accepte. Je quitte l’autoroute. Wouah, premier rond-point, je réfléchis. Je me lance. En fait ce qui facilite mes choix c’est la voiture qui me précède qui doit être également abonnée à Maps. Je la suis de loin en observant sa conduite. Retour sur l’autoroute. 14 heures, je n’ai toujours pas déjeuné mais je me retrouve dans une circulation d’enfer ! Pour une première journée à gauche c’est vraiment épuisant.
Je ne sais pas quelle heure il était quand j’ai entendu un strident crissement de freins qui m’a fait regarder dans mon rétroviseur. Le temps d’apercevoir derrière moi une voiture qui se mettait en travers de l’autoroute. Une perspective invraissemblable et un silence … les trois voies derrière moi totalement immobilisées et cette voiture noire qui leur barrait la route. Une ou deux voitures ont du passer à ma droite et j’étais dorénavant seule sur l’autoroute. La presse locale parle de 17h30, de grave accident et d’autoroute fermée. Le ventre noué, j’ai pourtant ressenti le soulagement de m’éloigner de ce qui devait être un carambolage monstre. Ce qui m’a interrogée encore tard dans la soirée ce sont les circonstances de ce tête à queue.
Après cet accident j’ai enfin trouvé la relative tranquillité des routes nationales. Les anglais conduisent très vite, je reste en permanence vigilante. Sans compter les changements de direction qui m’obligent à réfléchir constamment à ma conduite. Ce serait impossible pour moi d’avancer sereinement sans la voix de Maps qui m’explique où je dois tourner, quelle voie prendre …
Hier soir, petit coin tranquille en sauvage, pour une nuit de sommeil bien méritée. Et me voilà ce soir en camping à Edimbourg après avoir traversé la jolie vallée de la Tweed. Mais visiterais-je cette capitale écossaise ? Nous verrons demain. En tous cas aujourd’hui j’ai vu mon premier kilt !



