Pourquoi autant de phares en si peu de distances ? Parce que les côtes ici sont très dangereuses. De puissantes roches qui n’en finissent pas de dégringoler dans la mer et s’achèvent en de petits rochers certains pointus comme de gigantesques dents de requins. Mais quelle splendeur à contempler du haut des routes qui serpentent en bordure de falaise. Sur le sentier il ne faut pas avoir le vertige car la roche tombe à pic sur la mer.C’est tout simplement grandiose.
Petit port de Bares sur le flanc est, phare de la pointe de Bares sur le flanc nord, 90 mètres au-dessus de la mer, et lui-même surplombé par le sémaphore, inaccessible aux piétons, 210 mètres. Malgré la grisaille et le crachin, je me suis arrêtée déjeuner au niveau de la troisième photo. La route avait été assez longue pour arriver à ce phare, le plus éloigné de mon campement de Valdodino. Un sacré point de vue pour un casse-croûte ! Le temps d’avaler mon sandwich au fromage, un soupçon de ciel bleu a changé en un instant l’atmosphère du paysage.




Phare de la Pointe des Aguillons au cap Ortebal, mon préféré. Une route impressionnante et une arrivée vraiment incroyable. A chaque fois, la forêt d’eucalyptus s’entrouve sur l’horizon et à 100 mètres on est sur la plate-forme du phare.






A propos comment ça se présente une forêt d’eucalyptus ? De grands troncs sans écorce, très hauts, portant de larges brassées de feuilles verts foncés quand ils sont adultes, verts bleutés quand ils sont jeunes. Au pied des bouquets verdoyants de fougères. Les feuilles séchées, tombées sur la route, claquent sous les roues de la voiture. Et en plus, comme le temps est légèrement humide, flâne dans l’air un délicat parfum.

Mais mon étonnement n’était pas fini. Pour le retour, j’ai choisi une route de montagne, qui longe la Serra de Capelada et qui me conduisait au troisième phare, à la Pointe Balteira. Et alors là mes amis, je me suis trouvée dans les nuages, sur un haut plateau semblable à ceux des Monts Dore en Auvergne, nu, sans aucun arbre sur son sommet, des pins en contre-bas et la mer au pied !



Oui, on peut le dire, cet itinéraire m’a fait pensé à la beauté des côtes ouest de la Corse pour ceux et celles qui connaissent.
Un bonus aujourd’hui, si vous sélectionnez une image en la cliquant, elle s’ouvrira en grand sur votre ordinateur, tablette ou téléphone ce qui vous permettra de la visualiser en qualité supérieure. Oui, bien sûr, ce site peut être consulté sur n’importe quel support informatique, il s’adapte, enfin normalement ….
Quelques clichés complémentaires pris sur ce trajet qui me laissera un souvenir impérissable.







Magnifique, sublime 🥰
Oui, cette côte nord-ouest est vraiment très sauvage et m’a réservé de belles surprises.