Ce premier voyage itinérant, seule, avec mon véhicule semi-aménagé, me comble de satisfaction. Quelle aventure et que de beaux paysages traversés ! L’Italie est un superbe pays qui mérite vraiment notre intéret, sauf les plaines à mon goût trop peuplées. Mais il y en a peu car le pays du nord et du centre est avant tout occupé par les montagnes. Ce qui explique le surpeuplement des plaines. Dès que l’on pénètre dans le teritoire de la montagne la population est concentrée dans des villages très denses avec maisons groupées autour de l’église, villages toujours placés sur un sommet rocheux. Des deux régions qui m’ont enthousiasmée je ne saurai départager la Toscane et les Dolomites. L’une et l’autre très photogéniques. Oui, l’Italie du nord et du centre « mérite le détour ».
Il y a quelques rares points d’ombre. L’erreur la plus importante que j’ai faite est d’avoir consacré trop de temps à l’aménagement du Berlingo et de n’avoir pas suffisamment préparé mon voyage en lui-même. Rien ne m’a manqué dans la voiture, sauf une petite balayette que j’ai facilement trouvée sur place. Il faudra que j’améliore les couvertures : trop c’est inutile ( au moins deux couvertures, trop petites, ne m’ont servi à rien ); il faut en plus du gros duvet que j’ai surtout utilisé au début du voyage et en montagne, une couverture polyvalente, soie d’un côté, laine mohair de l’autre , polaire au milieu. Ça serait top ! Je vais réfléchir à cela pour mon voyage suivant.
Quant au voyage, comme je l’ai dit, je ne l’avais pas suffisamment préparé. Sans compter que ce qui m’a le plus fait défaut ce sont les cartes géographiques. Suffisamment détaillées, elles m’auraient permis d’anticiper mes déplacements sans me perdre. Il est compliqué de trouver des cartes sur place. Pour un prochain voyage, c’est sûr, je m’équiperai, avant de partir, de toutes les cartes Michelin nécessaires pour couvrir mes déplacements, d’un guide pour chaque région précisant ce qu’il ne faut surtout pas éviter et j’écrirai noir sur blanc mon plan de voyage, tout en m’autorisant à quelques diversions sur place.
Les autoroutes ne sont pas chères en Italie. Pour me rendre d’une région à l’autre j’aurais mieux fait parfois de les emprunter. La route, plus directe, est souvent beaucoup plus courte en km et le temps à consacrer au trajet aurait été moins long. Je ne les ai prises que rarement, dans le but de diminuer mon coût déplacement. Je ne suis pas certaine d’y avoir gagné car je me suis souvent égarée et ai été obligée de faire demi-tour. J’ai préféré traverser le pays de l’intérieur mais je n’ai pas vu grand chose de vraiment intéressant sauf peut-être ce parc aux tilleuls embaumant, ou ce camping à Santa Maria Tiberina découvert totalement par hasard.
A part cela je suis enchantée de mon voyage. Il est probable qu’à mon retour je vais réaliser le périple que j’ai fait en relisant ce blog. Je l’ai vécu tranquillement, sans stress aucun, même lorsque le temps ne s’annonçait guère favorable. J’ai loupé de grandes villes, c’est sûr, Milan, Parme, Padoue, Turin. Mais Lison n’apprécie guère les villes et de toutes façons je ne peux pas entrer dans les musées avec elle. Ce qui est largement compensé par sa présence vaillante et notre attachement réciproque. En ce moment elle dort sur son tapis. Rêve-elle de tout ce qu’elle a vu ? Car elle ne manque jamais de me signaler qu’elle veut être prise dans les bras pour voir, plus haut, de la même hauteur que moi. Et je ne manque jamais de lui expliquer ce qu’il y a de beau à regarder. C’est qu’elle en a vu du paysage !

Ça ne vous rappelle rien ? Il manque quelques cyprès sans doute … mais ici c’est la France : Massif Central